150ème anniversaire de la guerre franco-prussienne de 1870-1871

Contexte

Il y a 150 ans débutait la guerre franco-prussienne. Elle a opposé, du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, l’empire français au royaume de Prusse et une coalition d’États allemands comprenant les vingt-et-un autres États membres de la confédération de l’Allemagne du Nord ainsi que le royaume de Bavière, celui de Wurtemberg et le grand-duché de Bade.

La Prusse souhaitait alors unifier l’Allemagne, qui était jusque-là une mosaïque d’États indépendants. La France, effrayée par la puissance potentielle de cette unification, empêchait depuis 1866, les États du sud de l’Allemagne de rejoindre la Confédération de l’Allemagne du Nord formée autour de la Prusse.

Cette guerre se termina par une défaite française. Elle eut pour conséquences la chute du Second Empire français, l’abdication de l’empereur Napoléon III et la proclamation de la Troisième République, mais aussi la perte du territoire français de l’Alsace-Moselle.

Pour l’Allemagne, ce fut la consécration de l’unification allemande, et le point de départ de l’Empire allemand proclamé au château de Versailles, le 18 janvier 1871.

6 Hilairois périssent dans ce conflit

Notre région fut le théâtre de plusieurs batailles au nord de la Loire : Coulmiers le 9 novembre, Loigny le 2 décembre, Orléans le 8 décembre. Des escarmouches ou combats eurent lieu au sud : dry  

Notre commune fut épargnée, mais six Hilairois périrent dans ce conflit. Leurs noms furent portés sur le monument-aux-morts érigé en 1920 au pied du clocher de l’église, sur le terrain de l’ancien cimetière.

Nous avons cherché à reconstituer l’histoire de ces personnages. Nous avons retrouvé la trace de trois d’entre-eux, tous nés à Saint Hilaire Saint Mesmin.

LANCELOT Eugène

est né le 9 février 1850. Ses parents sont Gentien, Hilaire LANCELOT et Elisabeth, Désirée BLANDIN. Il est vigneron avant d’être incorporé le 26 septembre 1870 au sein du 3ème régiment du train des équipages. Il rejoint ensuite le 2ème régiment du train. Il meurt à l’hôpital militaire du Dey à Alger, le 24 novembre 1870.

CHARPENTIER Camille

est né le 3 mars 1850. Son père, Nicolas, exerce la profession de sabotier. Sa mère est Louise, Sophie, Hortense. Il est jardinier et travaille à Paris lors de son incorporation au 11ème  régiment d’infanterie, le 18 septembre 1870. Il décède de ses blessures le 13 janvier 1871 dans le bourg de Brains-sur-Gée, département de la Sarthe. LANSON Isidore, Jules, François est arrivé au foyer de François et de Marie, Augustine Chaufour le 2 janvier 1848. Célibataire, il est incorporé dans les gardes mobiles du Loiret, première compagnie du quatrième bataillon, troisième corps d’armée, deuxième division. Il meurt dans l’ambulance d’Asnières près de Paris, le 2 février 1871.

Moins de certitudes

Pour les autres, nous n’avons pas de certitude sur leur identité, sur les circonstances de leur disparition. Nous vous proposons les quelques éléments que nous avons trouvés.

LAURE N. :

pourrait être Narcisse, Casimir, né le 19 décembre 1846, fils de Victor, Casimir, Désiré LAURE, meunier résidant dans le quartier des Vaslins, et de Marie, Thérèse GASNIER.

LHUILLIER P. et LANSON E. :

Plusieurs personnes nées à Saint Hilaire Saint Mesmin peuvent correspondre à ces inscriptions. 

Ce travail encore incomplet peut être enrichi par vos contributions, remarques, suggestions, corrections.